Chroniques d'Aïsthèsis

« L'existence n'est pas ce qui s'est passé, l'existence est le champ des possibilités humaines, tout ce que l'homme peut devenir, tout ce dont il est capable. » Milan Kundera
 
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 (Assa)symphonie d'une nuit... [libre]

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Linéar Normon
Musicien sadique
Linéar Normon

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Date d'inscription : 01/02/2009

Miroir Virtuel
Âge : 22 ans
Liens familiaux : Il a coupé les ponts avec sa famille.
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MessageSujet: (Assa)symphonie d'une nuit... [libre]   (Assa)symphonie d'une nuit... [libre] Icon_minitimeLun 24 Aoû - 21:11



Tard, dans la nuit... Les derniers clients du bar souterrain était rentré chez eux. Mais tout était encore ouvert, si de nouveaux venus arrivaient, le Dan'Mark pouvaient encore les accueillir dans son antre profonde... Au niveau supérieur, il s'agissait d'un magasin d'instruments de musique, mais il y avait une porte secrète derrière le bureau où se tenait la caisse, et la nuit elle était ouverte pour laisser passer les habitués ou ceux qui avaient entendu parler du pub tapi dans l'ombre. Bien sur, il y avait un système magique pour empêcher les vols à l'étage. Un peu comme s'ils rentraient dans la caverne aux merveilles, les clients avaient tout intérêt à ne pas poser leurs pattes partout. Les plus discourtois avaient déjà mystérieusement disparu...

Linéar était dans son pub. Assis derrière un piano collé contre le mur du fond. Il y avait en l'air une odeur d'encens et des volutes de fumée tournoyaient sous la lumière blafarde du plafond.

Il jouait, ses mains habiles volant presque au dessus du clavier. Son visage ne reflétait nulle trace de passion, il se livrait à son art avec l'austérité d'une statue, la sérénité du fou qui a déjà accompli sa plus belle oeuvre et qui sait qui n'a plus rien à prouver.

Il était plus musicien que chanteur, c'était rare qu'il donne de la voix en public. Il n'aimait pas cela à vrai dire. Il préférait fermer les yeux, la bouche close, comme pour rentrer en transe avec l'instrument qui partageait sa passion le temps d'une chanson, un peu comme s'il faisait l'amour....

Mais il lui arrivait quelques fois de fredonner, ou de se laisser aller à un chant, lorsqu'il sentait que sa langue voulait se délier sans attente, parce qu'il fallait que cela sorte, parce que c'était dans l'ordre des choses...


"Cette nuit... Intenable insomnie.... La folie me guette. Je suis ce que je fuis..."

chantonna-t-il, rouvrant ses yeux glacés... Il observait ses mains, même s'il en avait pas besoin pour savoir où jouer. Comme fasciné par leur blancheur. La nature était-elle mal faite ? Des mains si blanches pour un assassin ? En son for intérieur, il sourit. C'était bien la preuve que ses actes étaient beaux : il ne pouvait pas lui-même être une fausse note dans ce monde que les lois de la nature a forcément rendu parfait. La blancheur de ses mains étaient la preuve de la justesse de sa propre existence.
Un sourire mauvais finit par percer sa figure :


"Je subis cette cacophonie qui me scie la tête.... Assommante harmonie..."

Puis sa voix mourut ainsi que la musique... Il sembla hésiter à poursuivre. Il se sentait vibrer, un peu trop peut-être, dès qu'il jouait il fallait qu'il s'éloigne dans sa rêverie, qu'il se laisse porter sur des cimes lumineuses qui l'aveuglaient.
Une lueur perfide s'alluma dans ses yeux, il redressa la tête comme pour s'adresser à un dieu absent et païen, et il reprit d'une voix plus affirmée
:

"Je voue mes nuits à l’assasymphonie, aux requiems ! Tuant par dépit ce que je sème... Je voue mes nuits à l’assasymphonie et aux blasphèmes...."

Le piano exhalait une musique démente, presque éreintante. Un sourire en coin, Linéar repoussait les limites de l'instrument, toujours plus loin : les notes étaient assurées, mélodieuses, aériennes. C'était parfait aux oreilles du mélomane... Il faut dire qu'il prenait bien soin de ses instruments de musique et les bichonnait comme jamais il n'avait dorloté quelqu'un. C'était peut-être les seuls objets qu'il respectait au fond de lui-même.

Puis la musique redevint plus douce, plus suave... Linéar s'était tu. Son esprit avait cru saisir la présence de quelqu'un qui ne tarderait pas à le rejoindre. Alors il poursuivit la mélodie mais dans un silence religieux. Il ne pouvait pas s'arrêter de jouer d'un coup, ce serait une horreur pour ses sens avides d'esthétiques. Il devait faire une transition, tendre et parfaite. Seulement après il cesserait de jouer.



[La chanson, ici ! ^^ ]
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